Un truc de wwoof
27012010Elle, c’est Angela. 68 ans, des cheveux crépus comme la paille et une énergie incroyable. Je ne l’ai pas vu prendre une seule pause depuis maintenant deux semaines que je travaille dans sa ferme de l’arrière-pays de Gisborne. Angie, comme le chantaient les Stones, est debout à 6h tous les matins : il y a toujours un coup de pelle ou de marteau à donner ici ou là. Elle ne s’arrête qu’une fois la nuit tombée derrière les collines qui entourent sa maison de bois poussiéreuse et les anecdotes pleuvent alors autour de la table.
Grandma est une grande fan d’Elvis. Elle a d’ailleurs baptisé de son nom la camionnette tout terrain qui la balade à travers son domaine, théâtre sauvage de ma première expérience de “wwoof” (willing workers on organic farms). 4h de travail par jour contre un lit et une assiette : le système existe depuis des années, mais il a gagné en popularité ces derniers temps dans les fermes bios du monde entier. C’est pour moi un excellent moyen de faire enfin quelque chose de mes deux mains gauche, de glaner quelques leçons de jardinage et de bricolage en me plongeant vraiment dans la culture néo-zélandaise.
Il faut dire qu’après 5 mois de backpackers, j’avais rencontré plus d’étudiants allemands que de maoris. Je n’ai pas mis longtemps ici à m’intégrer à la population locale : une soirée à boire la gnole maison et la glace était brisée. Je suis allé chasser le possum depuis, lampe-torche à la main à l’arrière d’un quad. Un chat a ramené un lapin de garenne au pied de mon lit à 5h du matin et la clôture d’un enclos à moutons a failli m’arracher la jambe gauche. C’est le métier qui rentre.
Catégories : Environnement












































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