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St David and Warren wake Wales up

29022008

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Le XV Gallois enchaîne les victoires et c’est tout un pays qui reverdit à la veille de célébrer St David, son saint patron.

Médias. Un député gallois a accusé cette semaine la BBC de privilégier les performances anglaises à celles des hommes de Warren Gatland. Chris Bryant (Labour) a notamment regretté que le journal télévisé du soir « revienne en détail sur le match de l’Angleterre plutôt que sur celui du pays de Galles, toujours invaincu » dans le tournoi des VI Nations. Ce n’est pas la première fois que la BBC est ainsi montrée du doigt par la classe politique galloise. L’été dernier, déjà, le député nationaliste Adam Price (Plaid Cymru) avait appelé les citoyens de la Principality à ne pas payer leur redevance en opposition au faible crédit donné à l’actualité galloise par le groupe audiovisuel public.

Cinéma. Née en Inde d’une mère galloise, Julie Christie a été battue par l’Orléanaise Marion Cotillard pour l’Oscar de la meilleure actrice. La sexagénaire avait reçu la statuette en 1965 pour son rôle dans Darling, de John Schlesinger, avant que le Doctor Zhivago ne fasse d’elle une star mondiale. Elle était cette année en compétition pour son interprétation de Fiona, une femme touchée par la maladie d’Alzheimer, dans le film Away From Her (2006). Ce pourrait être le dernier de l’actrice britannique, qui préfère le confort de sa ferme des Mid-Wales aux soirées de gala.

Peinture. Lui préfère les grandes réceptions à son pays de Galles natal, qu’il a d’ailleurs quitté pour la Côte d’Azur. Sa collaboration avec le roi d’Arabie Saoudite a fait d’Andrew Vicari (Blue, ci-dessus) l’un des artistes les plus riches du monde. Mais c’est uniquement pour la bonne cause que le peintre gallois, originaire de Port Talbot, a croqué un portrait de l’ailier Shane Williams le jour de son 31e anniversaire.

Education. Le Professeur Myron Evans a annoncé vouloir lancer cet été sa propre Université au Nord de Swansea. Il prétend pouvoir compter sur le soutien financier d’un mécène américain intéressé par sa ‘united field theory’, pourtant loin de faire l’unanimité dans la communauté scientifique. Le gouvernement gallois a dores et déjà annoncé qu’il ne reconnaîtrait pas les diplômes délivrés par la future Myron Evans University.

Tourisme. Le musée de St Fagans et ses habitations traditionnelles à taille réelle ont attiré en 2007 quelque 642.289 visiteurs, selon des chiffres publiés cette semaine. La première attraction touristique galloise – gratuite – ne figure qu’au 32e rang national, mais devance le National Museum de Cardiff (355.026 visiteurs) et le National Waterfront Museum de Swansea (249.162).

Pendant ce temps-là, la radio étudiante Xpress fait ses débuts online, le lancement du ‘Monde’ gallois – Y Byd –  est compromis faute de moyens suffisants et le gouvernement britannique menace de mettre un terme aux Happy Hours. Damn it!




Global Monopoly: vote Cardiff!

25022008

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Cardiff est actuellement en compétition pour figurer sur la première édition mondiale du Monopoly. Après avoir écarté Montcuq de la version française, Hasbro, l’éditeur du célèbre jeu de société, fait de nouveau appel aux internautes pour décider de la vingtaine de villes qui se partageront les cases de la World Edition

La capitale galloise, avec seulement 0,4% des suffrages, ne figure pour l’heure qu’à une très modeste 64e place (sur 68). Seules Bucarest, Sofia, Ljubljana et Bratislava réussissent à faire bien, alors qu’Istanbul (4,4%), Montreal (4,4%) et Le Cap (3,7%) mènent la danse. Londres est 6e, Paris 9e, Lyon 55e.

Vous pouvez encore voter ici jusqu’au jeudi 28 février.




Here comes the Super Saturday

23022008

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Three games back-to-back, spreading over seven hours: it is called here the Super Saturday – a traditional booze and rugby marathon. Some like to spend it at home, emptying cans in the sofa, but most of the Welsh fans will either spend the afternoon at the Millennium Stadium or in the pubs around. They won’t move until the final whistle blows in Paris tonight.

Wales will kick-off at 15.00 (GMT), against Italy, this exciting RBS 6 Nations third round. I had the chance to attend yesterday their last training session at the Millennium. I had few words with Warren Gatland, the New Zealander coach. He said: « The media blamed Ireland and England for their poor games, but we have to give credit to the Italian performance. They improve year after year and Nick Mallet has already done a great job. »

Asked if he had something in common with his compatriot, Gatland just answered this: « The willingness to win games. » He has won two so far in the tournament, but doesn’t want to think about the Grand Slam. At least, not yet.

The Italian game will be a tuff one. The Red Dragons will have to avoid over-confidence and cope with a 100% new front row. Dwayne Peel (Llanelli Scarlets) will supply Mike Phillips as scrum half while team-mate Stephen Jones, well-known by the Clermont supporters, will push top-scorer James Hook (above, right) on the bench.

There is one more reason to be careful: Wales usually don’t play their best against Italy. They lost last year in Roma (23-20) and drew two years ago at home (18-18). The last victory was in 2005, the Grand Slam year.   




Nouveau suicide autour de Bridgend

21022008

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Les environs de la petite ville galloise de Bridgend, à l’ouest de Cardiff, ont de nouveau été frappés par un cas de suicide. Le corps sans vie de Jenna Parry, 16 ans, a été retrouvé mardi dans le village de Cefn Cribwr, portant à 17 le nombre de personnes à s’être données la mort dans la région depuis janvier 2007.

La police nie depuis cette date l’existence d’un lien quelconque entre les victimes, quand bien même la majorité d’entre elles, âgées de 15 à 27 ans, échangeaient sur la toile. « Le lien entre ces suicides n’est pas l’Internet, mais la couverture médiatique qui leur est donnée », a regretté un enquêteur.

Le gouvernement gallois a annoncé la mise en place d’un plan anti-suicide et d’une campagne de sensibilisation dans les écoles de la zone concernée, où des spécialistes viendront encourager les élèves à parler de leurs problèmes. Une de mes colocatrices est employée dans l’une d’entre elles, à Bridgend. Elle m’a fait aujourd’hui état d’un « climat lourd et d’une tension extrême ».




g2 amours : mon pays et Bonnie

17022008

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The Times, et ses pages internationales, ont toujours l’apanage de mes pauses déjeuner, mais je dois leur confesser quelques infidélités ces dernières semaines. Le supplément g2 que le Guardian glisse du lundi au vendredi dans son format berlinois est au-dessus de la concurrence. Un ton léger, des angles aigus et une large variété de features en font une de mes sources d’inspiration privilégiées.

Le g2 rapportait ainsi fin janvier le scepticisme de nos amis Ecossais – dont chacun sait qu’ils sont pourtant proches de leurs pence – après que les magasins Lidl ont mis en vente des kilts pour £24.99 (un peu moins de 38€). « On ne ressent ni l’héritage ni l’importance » du kilt traditionnel en laine des Highlands, écrit Gareth McLean. Le grossiste allemand va encore plus loin puisque la chemise Jacobite et le sporran – la bourse en cuir portée à la ceinture – sont également cédées à £12.99 pièce. Les sous-vêtements ne sont évidemment pas inclus dans le kit.

Dans ce même numéro, le supplément du Guardian rappelle que le poète John Milton est celui qui a le plus contribué à l’enrichissement de la langue anglaise, y introduisant 630 mots nouveaux, contre respectivement 558, 342 et 229 pour Ben Jonson, John Donne et Shakespeare. Beaucoup de ses néologismes sont aujourd’hui encore couramment utlisés. Parmi eux : unaccountable, self-delusion ou pandemonium.

Cette semaine, g2 me faisait découvrir le site sleeveface.com, sur lequel des amateurs de 33 ou 45 tours redonnent vie à leurs vieilles pochettes en se photographiant derrière elles. Le résultat est surprenant, autant pour l’icône galloise Tom Jones, que sa compatriote Bonnie Tyler ou l’héroïne de Grease Olivia Newton-Jones (lien ci-dessous), dont le père était originaire de Cardiff.

Enfin, j’ai été surpris de lire que les Britanniques, d’ordinaire si courtois au volant, ne respectaient plus les cortèges funéraires. « Il n’y a plus de respect pour les défunts », se lamentent les croque-morts du Royaume, victimes de manœuvres de dépassement aussi irrespectueuses que les insultes qu’ils reçoivent.

Pendant ce temps-là, je me faisais déboîter l’épaule droite lors de la victoire de St-Peter’s (13-6) sur les Old Illtydian de Cardiff, où il n’a pas plu depuis presque deux semaines. Où va le monde ?

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Good bye, rugby Tuesday

13022008

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C’est avec un doigt retourné, la pommette droite rougie et une épaule en souffrance que je vous écris ces quelques lignes. J’ai plongé hier soir en plein coeur de la culture galloise, sous les projecteurs grippés d’une école catholique de la banlieue de Cardiff, à l’occasion de mon premier entraînement avec le Old Illtydian Rugby Football Club. Je n’ai pas fait le déplacement pour rien.

Mes nouveaux coéquipiers (ci-dessus) m’ont accueilli avec autant de chaleur que la nuit galloise. Pendant près de deux heures il m’a fallu plaquer, ramasser des sacs, plaquer encore, me faire plaquer, courir et toujours plaquer… Les contusions de mon bras droit en témoignent. Je me suis à chaque fois relevé, en serrant les dents, pas loin de regretter les accrochages du water-polo.

On ne m’a confié qu’avant le passage à la douche que je venais de faire mes gammes avec la première équipe du club, la seconde n’étant pas assez nombreuse hier soir pour s’entraîner… J’ai tout de même gagné le droit de prendre une deuxième couche, jeudi, avant le match du week-end. Si j’arrive encore à bouger.




London calling, Wales winning

10022008

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Le pays de Galles et la France sont les deux seules nations à pouvoir encore rêver de Grand Slam dans le Tournoi. Une semaine seulement après avoir ramené un succès historique de Twickenham, le XV de Warren Gatland a confirmé samedi son redressement face à l’Ecosse. Le Wales-France du 15 mars, à Cardiff, pourrait même décider du vainqueur final – rêvons un peu – si les Bleus montrent face à l’Angleterre un autre visage que celui de leur deuxième mi-temps irlandaise.

Je n’irai pas plus loin dans l’analyse de ces deux matches, qu’un week-end à London avec la plus belle des commentatrices de ce blog m’a empêché de voir. Ce n’était pas plus mal. J’ai profité d’un temps incroyablement clément pour arpenter en long et en large les artères de la capitale anglaise, des grilles de Buckingham aux pavés de Marlborough. L’exposition Dali Universe valait aussi le déplacement à la County Hall Gallery, sur les bords de la Tamise (ci-dessus).

Je profite de cette infidélité à mon cher pays de Galles pour vous souffler une bonne adresse sur Londres : le Colliers Hotel, à deux pas de Victoria Station. Pas du grand luxe, c’est certain, mais des chambres propres et confortables et un excellent rapport qualité-prix pour ceux que les Youth Hostels rebutent.




First Welsh win in England for 20 years!

3022008

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« It’s the most important day of the year, » my Welsh friend Deri texted me this morning. There were two reasons for that: the VI Nation campaign was starting and it was starting in England, where Wales had failed for 20 years.

I was just two the last time the Red Dragons won in London, but they produced yesterday an astonishing fightback to offer Warren Gatland a prestigious success for his very first game as a headcoach. James Hook, my favourite Welsh player, didn’t miss any kick and offered Lee Byrne the first try (above). Another came just one minute after, with the scrum half Mike Phillips touching down.

Wales went back from 6-19 to 26-19 in less than thirty minutes. The last World Cup early exit was just a bad memory for the Welsh fans, all dreaming of a new Grand Slam year. I couldn’t even celebrate it as I started my shift at 6.30pm. The restaurant was so busy tonight that I went to bed straight after the last glasses were washed. I just hope the Scotland-France game will give me another chance to cheer up.




VI Nations : England-Ospreys to start

2022008

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La date était marquée d’une pierre blanche dans les agendas gallois. L’Irelande et l’Italie donneront ce samedi, à 14 heures locales, le kick-off du Tournoi des VI Nations, mais c’est vers Twickenham et le voisin anglais que le pays de Galles aura les yeux tournés cet après-midi (16 h 30 GMT). « Ils ont pris notre charbon, notre eau et notre acier. Ils achètent nos maisons pour les habiter quinze jours dans l’année… Pendant des siècles ces salauds d’Anglais nous ont pillés et exploités. Et c’est justement contre eux que vous jouez cet après-midi », avait lâché le capitaine Gallois Phil Bennet, en 1977.

Trente ans plus tard, l’animosité est la même, mais le rapport de forces a changé entre les deux équipes. L’une a atteint la finale de la dernière Coupe du monde, il y a trois mois, pendant que l’autre se faisait sortir dès les poules. Le pays de Galles a beaucoup à se faire pardonner ces prochaines semaines, mais le nouveau sélectionneur, Warren Gatland, avait demandé lors de sa nomination de ne pas attendre de miracle de ce premier tournoi. Le Néo-Zélandais aura sûrement besoin d’un peu plus de temps pour imposer sa patte sur le jeu gallois, si pétillant ces dernières années, mais tellement pauvre défensivement.

Les Red Dragons devraient très vite trouver leurs automatismes puisque pas moins de treize joueurs des Ospreys de Neath-Swansea ont été alignés dans le XV de départ. Tom Shanklin en a fait les frais au centre, comme l’ancien Clermontois Stephen Jones, auquel Gatland a préféré James Hook. Il aura finalement Jonny Wilkinson pour vis-à-vis même si Danny Cipriani, l’une des stars montantes du rugby européen, pouvait sérieusement prétendre au numéro 10.

S’il est très improbable que le pays de Galles réédite son exploit de 2005, aucun favori logique ne sort de la mêlée. L’Italie semble en retrait cette année, mais l’Ecosse a quelques arguments à faire valoir et l’Irlande, plus revancharde que jamais, sera à surveiller de près. Tout juste montés sur le toit du monde, les Anglais étaient passés à côté de leur Tournoi en 2004. Cette année-là, la France avait signé son dernier Grand Chelem. Puisse l’histoire se répéter.